Jerusalem 004  (Soluces de jeux vidéos (aventure)) posté le mercredi 23 juillet 2008 16:52

Domicile de Hayyat devant le Saint Sépulcre

 

Face à nous, sur la droite, aller discuter avec une femme. Il s’agit de la veuve Pichon qui louait depuis 4 mois un logement à Hayyat et sur lequel elle n’avait aucune critique à formuler. Aborder tous les sujets. Adrian pense que les Messagers, Angelos en grec, doivent être des anges. Nous nous retrouvons propulsés dans la demeure d’Hayyat dont la porte d’entrée est sur la droite de la veuve Pichon. En sortant, sur la droite de la maison, en passant sous l’arche, nous trouvons un forgeron sur la gauche dans la ruelle, mais celui-ci n’a rien à nous dire. Revenir dans la maison par la porte sur la gauche de la veuve Pichon. Faire le tour de la pièce. Entrer dans la chambre et trouver sur la droite un tableau de l’annonce faite à Marie, une des scènes de la seconde des religions du Livre (celle des chrétiens). Cliquer à nouveau sur le tableau pour trouver derrière une clé emprisonnée derrière une vitre. Dans un coffre au pied de la couche, retirer un drap pour trouver une ampoule pleine de scorpions défendant une autre clé. Décidément ! . Deux tableaux montrent l’Ange Gabriel préparant le corps mortel de Mahomet pour son voyage nocturne jusqu’aux cieux d’Allah sur le 1er, et, sur le 2ème, Gabriel arrêtant le bras d’Abraham au moment du sacrifice d’Isaac, ancêtre des Hébreux sans qui ni Christianisme ni Islam n’auraient vu le jour. Sur la gauche de ce tableau, dans le coin du mur, prendre un bâton.

 

Déjouer le piège de la réserve au domicile d’Hayyat

 

Par la fente de la porte suivante, nous apercevons un piège composé d’une lampe en équilibre au-dessus d’un sol jonché de souffre. Si on ouvre la porte, la brutalité de nos méthodes et notre manque d’esprit de réflexion auront détruit les indices. Ressortir de la maison et prendre sur la droite. Dos à l’atelier du forgeron nous apercevons sur le mur, en hauteur une fenêtre fermée par un volet. Avec l’un des 3 bâtons de notre inventaire, fracturer les volets pour pouvoir souffler la lampe de tous les dangers. Retourner jusqu’à la veuve Pichon et entrer dans le logement d’Hayyat. Aller jusqu’à la porte fermée qui peut à présent être ouverte simplement. Sur le sol, ramasser le lampe à huile. Dans la caisse sur notre gauche, prendre un soufflet. Sur notre gauche, sur l’étagère du bas, collecter une clé ornée d’une croix de David ainsi qu’un burin.

 

Déjouer les pièges qui défendent les 2 autres clés

 

Retourner voir de plus près la clé prisonnière du logement derrière le tableau de l’annonce faite à Marie. Un insecte entre dans le logement et meurt immédiatement. Il y avait un piège derrière la porte, il y en a un autre ici, du gaz mortel. Prendre le soufflet pour aspirer le gaz mais l’embout est trop gros. Sortir et demander un coup de main à Ibn an-Nur le forgeron. Son dernier né nous confectionne un bec de soufflet plus fin. Depuis l’inventaire, relier le bec au soufflet. Revenir dans le logement d’Hayyat et avec le soufflet, aspirer le gaz du logement derrière le tableau de l’annonce faite à Marie. Briser la vitre avec le burin et prendre la clé ornée d’une croix chrétienne. Avec le soufflet, injecter le gaz dans l’ampoule pleine de scorpion. Une fois morts, aspirer le gaz avec le soufflet puis briser l’ampoule avec le burin pour récupérer une clé ornée du croissant musulman. Aller mettre ces 3 clés dans les serrures du coffre à l’entrée. De gauche à droite introduire :

 

-         La clé ornée de la croix de David

-         La clé ornée de la croix chrétienne

-         La clé ornée du croissant musulman

 

Prendre dans le coffre :

 

-         Une croix en or

-         Un Talith

-         Un tapis de prière

 

Montrer ces 3 objets à Özdemir. Il nous indique que :

 

-         La croix est l’instrument de la passion du Christ.

-         Le Talith est un châle de prière rituel de la liturgie juive.

-         Le tapis de prière est une sadjada qu’utilise les Musulmans.

 

Il y a 2 choses difficiles à expliquer :

 

-         Même s’il semble plus intéressé par la richesse spirituelle que par la possession de biens matériels, comment un homme aussi pauvre que Hayyat peut-il détenir des objets d’une telle valeur ?

-          Plus grave, la présence de pièges mortels qui défendaient les clés. Hayyat s’était montré inoffensif jusque là, si l’on excepte l’enlèvement de Hykmah, qui jusqu’à preuve du contraire, n’est peut-être pas un simple enlèvement.

 

Tout ça doit inciter à la prudence, car le piège de la réserve, utilisant une lampe à huile avec une autonomie restreinte, n’a pu être installé par Hayyat qui était en prison. Soit il dispose d’un complice, soit quelqu’un le manipule et utilise son jeu de piste pour son propre compte. Il nous faut faire appel à nos récentes relations dans Jérusalem. De plus nous détenons des objets qu’il convient de rendre, pour chaque religion, aux différents responsables que nous avons rencontrés :

 

-         L’imâm Abd al-Wahid pour les musulmans

-         L’archimandrite Palamède pour les chrétiens

-         Kalonymus pour les juifs

 

Puisque nous sommes à côté, rendre visite à l’archimandrite Palamède au Saint Sépulcre.

                         

Saint sépulcre

 

L’archimandrite Palamède est disposé à nous accorder de son temps, surtout dès que nous lui remettons le crucifix en or, trouvée chez Hayyat. C’est étrange qu’il ait pu détenir et conserver un tel objet ! Il était très curieux de l’histoire de l’Eglise, avide d’en savoir plus, même s’il en connaissait déjà beaucoup sur le sujet. S’il est couramment admis que les Evangiles ont été rédigés en grec, lui penchait pour l’hébreu. Hayyat était troublé par la façon dont l’Empereur Constantin avait imposé le christianisme à l’Empire Romain. Sa conversion était liée à des intérêts personnels. Hayyat prétend que le pardon de ses crimes passés, impardonnables, lui aurait été promis par un évêque chrétien en échange d’un Empire christianisé. Mais c’est l’Arménie qui fut le 1er état à se convertir totalement au christianisme au début du 4ème siècle. Palamède nous raconte enfin qu’entre 132 et 135 après JC, Bar Kochebas conduisit l’ultime rébellion juive contre Rome. Réfugié dans la forteresse du Béthar, il fut vaincu par les légions de l’Empereur Hadrien, Jérusalem devint païenne, Aelia Capitolina, et fut interdite aux juifs. En parlant de juifs, aller donner le Talith à Kalonymus près de la synagogue Ramban.

 

Synagogue Ramban

 

En arrivant devant la synagogue, force est de constater que seul Isaac est présent. Son maître est parti prier au mur des lamentations et le lieu est désormais accessible sur notre carte. Interroger Isaac concernant le Talith, un châle de prière. Une formule est inscrite sur le Talith grâce à des tsitsits, des franges qui ornent le châle. Des nœuds délimitent des espaces, des fils s’enroulent entre chacun d’eux. Le nombre de tours que font les fils renvoient à l’ordre des lettres dans l’alphabet. La formule est donc écrite avec des nombres. Le message sur l’étoffe est « Dieu est un. » En chiffre, cela vaut 39. Associer des chiffres aux lettres est ce qu’on nomme la guématrie et c’est un des aspects de la Kabbale, qui est la transmission des secrets que Dieu a livrés à Adam pour lui permettre de nommer la Création. La Kabbale sert, dans l’étude et la méditation des textes sacrés, à en ouvrir toutes les portes, en faire jaillir toutes les significations, en allant au-delà du sens 1er des Ecritures. Une histoire dans le Zohar montre que la force de la Kabbale ne réside pas dans son utilisation magique mais dans la connaissance et la manipulation kabbalistique du langage. Au paradis, les lettres qui composaient le texte de la Torah n’étaient pas séparées. Ce mot gigantesque était le grand nom unique du Dieu unique. Après que le 1er homme eût péché, les lettres se mélangèrent. Les kabbalistes, en manipulant le langage, tentent de recomposer l’ordre de la Torah primordiale. Le Zohar est le livre des splendeurs, le plus important de la kabbale. Certains pensent qu’il est l’œuvre du castillan Moïse de Léon, d’autres pensent qu’il n’est que la réunion de travaux kabbalistiques anciens. Le Zohar est considéré comme un contrepoids du Talmud. La loi juive est contenue dans la Torah, mais elle est complétée par la Halakhah, la Mischnah et le Talmud qui est le commentaire de la Halakhah et la Mischnah. Les talmudistes étaient des Pharisiens (les Pharisiens, qui combattirent violemment Jésus qu’ils considéraient comme un agitateur, était la classe dirigeante du peuple juif de sa libération de Babylone, jusqu’en 70 après JC) méfiants face au mysticisme et l’intériorité du sentiment religieux. Le Zohar manifeste des aspirations de la pensée moins rigides et légalistes que celles exprimées par le Talmud. Si le judaïsme est une montagne, le Talmud en est le versant éclairé, le Zohar le versant dans l’ombre, fréquenté par ceux que le Talmud ne contente pas, les Egarés d’après Maimonide. Comme Thomas d’Aquin quelques années plus tard, Moïse Maimonide, né à Cordoue cherche à montrer l’accord entre la foi et la raison et à rapprocher le judaïsme de la pensée d’Aristote. Le peuple juif a été pris comme butin de guerre par le roi Nabuchodonosor de Babylonie en 586 avant JC lors de la prise de Jérusalem, qui lui assurait la domination sur la Syrie et la Palestine. C’est à cette époque que fut détruit le 1er temple qui abritait l’arche d’alliance. Il est temps de compléter ces informations en allant rendre visite à Kalonymus au mur des lamentations.

 

Mur des lamentations

Avancer au niveau du milieu du mur. Kalonymus est là, face au mur, prêt à nous écouter. Commencer par lui parler du Talith trouvé chez Hayyat, qu’il conservera. Un rai de lumière révèle ce qu’Isaac n’avait pas vu. Le message contenu dans le Talith est en fait « Burgos 5252. » Concernant ce lieu et cette date, interroger Kalonymus qui est bien incapable de nous donner la correspondance dans le calendrier chrétien. Prendre notre livre de conversion dans l’inventaire pour trouver 1492. Introduire cette date sur le compteur qui apparaît et poursuivre le questionnement. Il y avait une forte communauté juive en Espagne autrefois, mais 1492 représente l’année de leur expulsion. Kalonymus nous indique l’âge d’Hayyat, comme le sien, 67 ans. Il est donc né en 1485 soit 7 ans avant son expulsion d’Espagne. Kalonymus nous affirme qu’il était juif mais aujourd’hui, c’est un apostat. Il est adepte aujourd’hui d’une sorte de syncrétisme des 3 religions du Livre.

Kalonymus nous explique, concernant le mur des lamentations, que ce sont les Musulmans et les Chrétiens qui le nomment ainsi. Les Juifs eux le voient plus comme le mur de l’espérance, et souhaite voir un jour sur ces ruines le grand temple de leur foi. La prière devant ce mur est un acte de ferveur, de souvenir et d’espérance. Le vœu du peuple juif, est de retrouver son indépendance, et que tous les enfants de Sion, la forteresse dont s’empara le roi David pour en faire sa ville, Jérusalem ou Yerouchalayim, soient à nouveau réunis en Terre Promise pour rebâtir le temple de Salomon. En 1250 avant JC des envahisseurs déferlèrent sur les côtes d’Orient. Parmi eux, les Philistins se heurtèrent aux Israélites, qui démunis et sans chef s’inclinèrent jusqu’à ce que Samuel, prêtre du Dieu unique investisse Saül roi d’Israël. La chance tourna et Moab, Edom et autres royaumes ennemis des Hébreux furent vaincus. En épargnant un ennemi, pour cette désobéissance à Yahvé, Saül perdit la bienveillance divine. A sa mort, ce fut David qui lui succéda pour finir d’asseoir la suprématie des Hébreux sur le pays de Canaan. David s’empara alors de Jérusalem, et Salomon, son fils y fit construire, par le maître architecte Hiram de Tyr, le 1er temple où l’Arche d’Alliance fut conservée, jusqu’à ce que surviennent les troupes de Nabuchodonosor en 586 avant JC. L’Arche d’Alliance était un coffre enfermant les Tables de la loi. La terre des Hébreux sera divisée en 2 royaumes après la mort de Salomon : Celui de Juda au Sud et celui d’Israël au Nord. Un second temple fut détruit en 70 après JC lors de la prise de Jérusalem par les Romains. Après ces échanges pleins d’enseignements, aller voir la dernière autorité religieuse, l’imâm Abd al-Wahid.

 

Madrasa Tankiziyya

 

Arrêter l’imâm dans sa méditation et lui tendre le tapis de prière trouvé chez Hayyat, tapis que l’imâm gardera. Cette sadjada est une porte qui s’ouvre sur le temps de l’intimité avec le Créateur. Il est difficile pour l’imâm de nous en dire plus. Il aurait fallu interroger Maître Jamal, parti pour le Hajj, le chef de la Tariqâh des tapissiers, l’une des nombreuses confréries guidées par des soufis. Ces derniers sont très respectés par Soliman, car lorsque Sélim, son père, combattit la dynastie mameluke du Caire, il rallia à sa cause les soufis qui étaient aimés du peuple pour leur opposition aux sultans égyptiens sévères, inefficaces et que soutenaient les dignitaires sunnites. Les soufis tiennent aujourd’hui un peu le rôle de l’orthodoxie sunnite des mameluks. Il n’y a pas de vraie opposition à l’empire, et les sources de mécontentements populaires sont parfois relayées par les Futtuwahs, des fraternités de jeunes gens au code d’honneur très strict. L’une des sources de mécontentement est l’augmentation  des impôts, alors même que les villes ont perdu de leur importance commerciale depuis que les Européens ont trouvé de nouvelles voies maritimes pour aller acheter eux-mêmes en Inde des épices et de la soie. Hayyat, qui voyait beaucoup de monde, a pu approcher des membres des Futtuwahs. Quitter l’imâm pour le seul lieu disponible sur notre carte, la forge du Saint Sépulcre.

 

Forge du Saint Sépulcre

 

Nous retrouvons Ibn an-Nur le forgeron en train de démancher une pioche. Mais à peine avons-nous le temps d’entamer la discussion, qu’un homme sort en courant du logement d’Hayyat après y  avoir mis le feu. Voici notre 2ème épreuve chronométrée. Ramasser le manche de pioche, sur notre gauche, la droite du forgeron, et passer le porche. Faire un clic droit pour prendre le manche de pioche depuis notre inventaire puis cliquer sur l’homme qui tente de s’enfuir pour l’arrêter en pleine course. Après une courte cinématique, nous retrouvons la veuve Pichon, et le forgeron qui revient d’éteindre le début d’incendie. Il nous tend un livre qui commençait à brûler. Le bandit semble ne craindre ni la prison, ni le gouverneur. Peut-être jouit-il de solides appuis. Allons en discuter avec le Gouverneur.

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