jerusalem
Les 3 chemins de la ville sainte
24 août 79 après JC, les 1ères images montrent la fin de Pompéi. Dans cette aventure, nous incarnons Adrian Blake, un cartographe Ecossais qui circule dans le temps pour venir au secours de sa fiancée.
Nous allons, tout au long de notre périple, être confronté aux fondements des 3 grandes religions monothéistes qui coexistent au Moyen-Orient et plus précisément à Jérusalem, en commençant avec Abraham, originaire d’Our qui s’établit en Palestine, et qui est l’ancêtre par ses fils des peuples Juifs (Isaac) et Arabes (Ismaël)
L’oasis
Une voix nous demande de nous lever. Sophia court un nouveau danger. Il faut quitter cette oasis et trouver la ville sacrée, mais pour sauver Sophia il faut nous dépêcher car le temps manque. Notre journal nous apprend : « De toute évidence, Ishtar m’impose une nouvelle épreuve. J’ai retrouvé et sauvé Sophia à Pompéi, mais cela ne semble pas avoir amoindri le courroux de la déesse contre moi. Où son caprice m’a t-il conduit cette fois ? »
Explorer l’oasis est simple et rapide, il n’y a presque rien à y voir ou à y trouver. Passer à proximité de l’essaim d’abeilles qui pend de l’arbre et prendre une natte tressée. Au pied du feu, ramasser une petite pierre ainsi qu’un fragment de harnais. Notre journal confirme que : « L’oasis n’est pas grande et je n’y ai trouvé que des objets sans valeur. Rien qui puisse m’indiquer clairement l’époque et le lieu de mon nouvel exil. » Vers l’autre bout de l’oasis, aller en direction d’un grand trou dans le sable. Y ramasser une branche de palmier puis partir vers la droite en direction du désert. Un homme, Özdemir, accourt à notre rencontre, poursuivit qu’il est par des brigands qui ont tué ses hommes.
Echapper aux brigands
Notre journal nous informe : « Un vieil homme vient de surgir des dunes. Des pillards sont à ses trousses. Si je n’agis pas très vite, je vais moi aussi devoir les affronter mais il n’y a rien ici qui puisse me servir d’arme. Il va falloir employer la ruse et exploiter tout ce que m’offre la configuration des lieux. » C’est notre 1ère épreuve chronométrée. Un échec à cette épreuve nous coûterait notre liberté. Prisonnier des bédouins, vendu comme esclave dans les mines de cuivre du sud-est de la Mer Morte, nous serions incapables de revoir Sophia ailleurs que dans nos rêves d’homme asservi. La seule issue est d’aller en direction du grand trou. Le recouvrir de la natte tressée. Sur la droite du trou, lorsque le curseur est double et forme un cercle grossier avec un point au centre, ramasser du sable pour en couvrir la natte. Avec la feuille de palmier, effacer les traces de pas juste derrière nous. Adrian et Özdemir plongent alors dans le trou. Depuis cette cachette, lorsque le curseur autorise une action en visant l’arbre, cliquer pour dégager un peu la natte. Depuis l’inventaire, combiner le fragment de harnais avec la pierre pour nous armer d’une fronde. Avec celle-ci, viser alors l’essaim d’abeilles pour faire fuir les brigands. L’homme reconnaissant nous invite autour d’un feu pour y manger et boire du thé. Accessoirement, Adrian tente de savoir où il est et à quelle époque. Evoquer tous les sujets avec Özdemir. « Nous sommes en l’an 930 après l’hégire, Adrian, et cette oasis est à une journée de marche de Jérusalem. » Questionné concernant l’hégire, Özdemir répond : « Cela s’est passé au mois de septembre 622 de l’ère des Chrétiens qui, eux, comptent aujourd’hui 1552 années depuis la naissance de leur Messie. » L’hégire marque en fait le début de l’ère de l’Islam lorsque Mahomet s’enfuit à Médine. Aujourd’hui, nous sommes donc en 1552 de l’ère Chrétienne et en 930 de l’ère de l’Islam. Voir le journal. En fait, Mahomet naît vers 570 à La Mecque. Fils de caravaniers, il aura plusieurs épouses, dont la 1ère, Khadidja, une riche veuve. Vers 610 l’ange Gabriel l’investit d’une mission divine, qu’il reçoit par révélations. Il prêche pour un Dieu unique, Allah, celui d’Adam, le 1er homme créé par Dieu, et d’Abraham. En 622, les notables de La Mecque le force, lui et ses fidèles, à migrer vers Médine. L’Hégire, marque alors symboliquement le début de l’ère Musulmane. A partir de cette date et de cet événement, et jusqu’à sa mort 10 ans plus tard, il posera les fondements juridiques et politiques de la société islamique.
Reclasser les prophètes et les écrits
Özdemir dessine au sol des traits et nous demande de reclasser les prophètes dans l’ordre chronologique de leur apparition. En arabe, on écrit de droite à gauche. Dans notre inventaire, de gauche à droite, nous trouvons :
- Evangiles
- Torah
- Coran
- Abraham
- Moises
- Jésus
- Muhammad
Cliquer sur le dessin. Placer entre les 2 traits de droite le nom d’Abraham (19 siècles avant JC) en cliquant dessus depuis l’inventaire et en le déplaçant entre ces 2 traits. Placer ensuite de droite à gauche, Moises (Moïse, 13 siècles avant JC), appelé Mûssa en arabe, Jésus, appelé Issa en arabe, et enfin Muhammad (en arabe) (pour nous, Mahomet, 6ème siècle après JC). Il faut ensuite écrire sous le nom des prophètes le nom des livres sacrés. Placer en 1er la Torah sous le nom de Moïse, puis en 2ème les Evangiles sous celui de Jésus et enfin le Coran sous le nom de Mahomet. Il faut à présent inscrire le nom du tout puissant au-dessus du nom d’Abraham. Prendre la cruche d’eau ainsi que le bol vide. Depuis l’inventaire, remplir le bol d’eau et le placer sur le dessin dans le sable. Özdemir est impressionné par la sagesse d’Adrian. Devant ses connaissances linguistiques, il lui demande son aide pour quelques jours dans la ville de Jérusalem, concernant une affaire importante pour le compte de l’Empereur. Voir le journal.
Jérusalem : la ville sainte où sont passés le Roi David, Jésus et Mahomet. Les 3 religions du Livre y cohabitent en paix.
Evoquer, devant les murailles de Jérusalem, tous les sujets avec Özdemir. Ce dernier prétend que cette cité est très chère au cœur du Sultan ottoman, Soliman 1er le Magnifique, et qu’il y fait relever les murailles et exécuter de nombreux travaux d’embellissement. Même sous Hérode, la ville n’a peut-être jamais été aussi belle. Voir le journal. Les Janissaires sont des enfants Chrétiens enlevés dans les territoires occupés et élevés comme des moines soldats. Özdemir se présente au Janissaire qui garde l’entrée : « Je suis Tchavouch de son Altesse Soliman, je dois rencontrer le Gouverneur au plus vite. » Une fois dans les murs de la cité, Özdemir explique qu’il est un émissaire de la sublime porte. Il est mandaté par Soliman pour rencontrer le gouverneur. Lors de travaux, une boite en bois renfermant un poignard très ancien aurait été trouvée. Tout le monde pense que cette arme serait celle que brandit Abraham lorsque le Tout Puissant lui a demandé de sacrifier son fils Isaac. Mais suite à cette découverte, des querelles apparaissent entre les Millets à propos de cette relique. Interroger Özdemir sur tous les sujets pour apprendre que :
- Les Millets sont les différentes communautés religieuses qui cohabitent sous la loi ottomane.
- Le gouverneur de Jérusalem a des fonctions d’administrateur et de juge. Il se réfère à la Sunna, la tradition islamique telle que le Prophète l’a léguée par le Coran mais aussi par l’exemple même de sa vie.
- Concernant le sacrifice demandé à Abraham, c’est le tout puisant qui lui avait demandé en témoignage de sa foi de sacrifier son propre fils. Mais par l’entremise d’un Ange, il a arrêté sa main au dernier instant et c’est un mouton qui fut immolé à la place d’un des fils du Patriarche. Özdemir dit un des fils car pour les Musulmans, c’est Ismaël qu’Abraham voulut sacrifier, même s’il est écrit dans la Bible que la victime désignée fut Isaac.
- Ismaël est le 1er né d’Abraham. Il est le fils de l’Egyptienne Agar. C’est l’ancêtre des peuples arabes.
- Isaac est née de Sarah, alors qu’elle allait avoir 90 ans. Son nom signifie « rire » car lorsqu’elle apprit qu’elle allait enfanter à un age aussi avancé, elle fut prise d’une grande joie. Isaac est l’ancêtre du peuple juif.
- Si l’on en croit la tradition, Arabes et Juifs sont issus du même héritage et du même sang. Ce sont des peuples demi-frères. (Les chrétiens se revendiquent aussi comme des fils spirituels d’Abraham)
- Le gouverneur est un vieux compagnon d’armes de l’Empereur. Allah l’a beaucoup éprouvé : ses 4 fils ont péri pour que la bannière de Soliman flotte sur les remparts de Budapest et Layla, sa 2ème épouse est morte, elle aussi. Il ne lui reste qu’une fille, Hykmah, et ne vit plus désormais que pour elle et pour sa charge qu’il s’applique à remplir sans défaut.
Le palais du gouverneur
Ibrahim nous accueille alors du haut des marches du palais. Özdemir fait les présentations, avant que tous ne s’introduisent dans le palais à la rencontre du gouverneur accablé par le vol du poignard d’Abraham il y a moins d’une heure et l’enlèvement de sa fille Hykmah. Le coupable du vol et de l’enlèvement est un dénommé Hayyat, un exalté, une sorte de prêcheur qu’Ibrahim avait jeté en prison voici un mois.
Cellule d’Hayyat dans la prison du palais
Tous se rendent alors à la prison pour constater que Hayyat est en fait un érudit. Le gouverneur se retire et nous propose aussi l’aide du Soufi dans la bibliothèque, car en cas d’échec, il perdra certainement la confiance de Soliman. Hayyat ne semble pas avoir été un prisonnier ordinaire. Il occupait une cellule à lui seul et a profité d’un curieux régime de faveur : on lui a laissé des pigments de couleurs et plusieurs objets qui lui ont permis de tracer une sorte de fresque en 3 parties sur le mur de sa cellule. Voir le journal. Commencer à interroger Özdemir sur tous les sujets et notamment :
- Le gouverneur qui ne semble pas trop affecté par la disparition d’Hykmah. En fait, il est très inquiet mais son honneur exige que rien ne lui fasse manquer aux services de sa charge. Il a été nommé par Soliman lui-même et seul l’Empereur peut le destituer.
- Hykmah est aussi belle et vive que Layla, sa défunte mère. C’est une jeune fille très aimée à Jérusalem. Son enlèvement est peut-être destiné à marquer les esprits, car sa perte serait très regrettée dans tous les millets.
- Le Soufi est un maître spirituel qui pratique l’extase et la méditation. Les Soufis tracent leur chemin seuls, parfois bien en dehors des préceptes de la Révélation du Prophète et de la Chari’a, le code civil et pénal issu du Coran. Ils sont tenus en grande estime par Soliman qui révère un des plus grands d’entre eux, Ibn’Arabi, mort il y a 3 siècles.
- Les cartes au mur font penser à des fragments de plan, peut-être même des quartiers de Jérusalem
Cliquer sur le pas de la porte conduisant à la pièce suivante pour constater que celle-ci n’a pas été forcée. Il s’est donc évadé par la ruse ou avec de l’aide. Cliquer sur la cage dans l’alcôve pour noter qu’Hayyat devait avoir un oiseau qui s’est échappé en même temps que lui. Cliquer à présent sur l’un des dessins au mur. Les 3 cadres sont de formes et proportions égales. Cliquer une nouvelle fois. Il s’agit d’un triptyque. Ce qui est intéressant se trouve au bas des 3 éléments de ce triptyque Cliquer successivement sur le croissant musulman, l’étoile de David et la croix de Jésus. Ces 3 cartouches représentent :
- Le croissant musulman, l’écriture arabe, et 3 dates
- La croix de Jésus, l’alphabet et 2 dates
- La croix de David, l’hébreu et une date.
Retrouver les nombres manquants
En sachant que l’an 930 musulman équivaut à l’an 1552 des Chrétiens, on déduit :
- 930 – 1552 + 793 = 171
- 793 – 4553 + 3804 = 44
On trouve donc les 2 nombres manquants sur les cartouches. Le gouverneur ayant confié l’enquête à Özdemir et Ibrahim et mis tout le personnel de la citadelle à notre disposition, et considérant le caractère énigmatique des fresques de Hayyat, il serait utile de rendre visite au Soufi dans la bibliothèque. Voir le journal. Sortir à présent de cette cellule pour gagner la pièce voisine. Passer devant le garde et aller en direction de la grille défendue par un autre Janissaire. Apparaît alors une carte du palais du gouverneur qui autorise, en cliquant directement dessus, d’aller dans :
- Les jardins
- La salle du conseil
- La bibliothèque
- La prison
Cliquer sur la bibliothèque pour être accueilli par le Soufi




